
Jules Destrée (Marcinelle 21 août 1863 — Bruxelles 2 janvier 1936) est un homme politique belge, docteur en droit. Humaniste, les procès consécutifs aux grèves de 1886 vont déterminer son engagement au POB, le Parti Ouvrier Belge (ancêtre du parti socialiste). Jules Destrée mènera une existence très active : avocat, homme politique et écrivain. Bref, un homme comme NATION sait en apprécier la valeur !
Comment aurions-nous pu rester indifférent face à un tel homme politique lorsque nous savons qu’en 1904 Jules Destrée publie le Code du travail et, en 1905, fonde les « Universités Populaires » dont le but est d’améliorer l’instruction et l’éducation du peuple.
Humanisme et Justice Sociale, voici déjà deux combats qui rapprochent le Mouvement NATION de cet homme politique belge dont, reconnaissons-le, la qualité est bien absente aujourd’hui dans les actes des « responsables » actuels…
C’est en 1912, à la rédaction de sa fameuse Lettre au Roi, que Jules Destrée prend conscience de l’Identité wallonne. Après la Première Guerre mondiale, Jules Destrée entre au sein de La Grande Belgique, un mouvement nationaliste belge qui devient le Comité de Politique Nationale mais Destrée reçoit l’ordre du POB de quitter ce groupe.
En tant que ministre des Sciences et des Arts, Jules Destrée fonde, en 1920, l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. L’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique est une institution belge qui groupe des personnalités qui, par leurs travaux, leurs écrits ou leurs discours, ont contribué à l’illustration de la langue française, soit en étudiant ses origines et son évolution, soit en publiant des ouvrages d’imagination ou de critique.
Jules Destrée place, au plus haut, ses considérations pour l’Identité et le Nationalisme ; il se disait même faire partie de « la race francophone » à l’instar, quelques années plus tard, d’un Jacques Brel se disant de « race flamande »… Jules Destrée estimait ainsi que « tout le monde vient de quelque part et doit le rester et en être fier. »
Pour mieux comprendre ces hommes, il faut se replacer dans le contexte des XIXème et XXème siècles (jusqu’en 1980), lorsque le mot « race » était dépourvu de connotations négatives et qu’il s’apparentait à la définition du dictionnaire Littré (de son auteur Emile Littré) : « désigne tous ceux qui viennent d’une même famille, l’extraction, la réunion d’individus appartenant à la même espèce, ayant une origine commune et des caractères semblables, transmissibles par voie de génération [...] la race est la famille considérée dans la durée. De plus, elle est la lignée purement naturelle et physique, tandis que la famille implique un rapport social et moral… »
Identité, Nationalisme et Anti-Impérialisme, voici encore trois combats qui nous unissent à ce grand Belge francophone !
En 1919, devenu ministre des Sciences et des Arts, Jules Destrée crée le « Fonds des mieux doués », destiné à permettre aux enfants doués des milieux modestes de poursuivre leurs études. En 1920, en même temps qu’il crée l’Académie de Langue et de Littérature françaises de Belgique, il fait voter une loi en faveur des bibliothèques et protège les artistes (achat d’œuvres, subsides, etc.).
Décidément, comment le Mouvement NATION pourrait-il rester indifférent face à cet homme qui, comme NATION, défend notre Culture ainsi que notre Jeunesse.
Jean-Philippe Schreiber, docteur en philosophie et lettres de l’ULB et chargé de recherches au FNRS, dira au sujet de Jules Destrée : « C’est un patriote et son patriotisme sera encore renforcé par l’expérience de la guerre. Il y voit les masses ouvrières, tant flamandes que wallonnes, défendre ensemble la patrie contre d’autres ouvriers, allemands ceux-là. C’est un bouleversement intellectuel considérable pour de nombreux penseurs socialistes, comme Destrée ou Henri De Man. Malgré l’artificialité de l’état belge, Flamands et Wallons ont réussi à construire une nation psychologique. »
Pour terminer, que dirait Jules Destrée s’il devait revenir en Belgique, aujourd’hui, en 2008, face à ces quelques constats :
- affaires socialo-politico-financières ;
- société multiculturelle prônée à outrance ;
- mariage des homosexuels ;
- diminution du pouvoir d’achat ;
- déplacement des chômeurs vers les CPAS ;
- adoption d’enfant(s) par les homosexuels ;
- émeutes dans nos villes ;
- insécurité dans nos villes et villages ;
etc… Autant de constats dont souffrent les Wallons, le peuple pour qui Jules Destrée a tant donné, aujourd’hui, en 2008.
Identité, nationalisme, anti-impérialisme, défense de la jeunesse, défense de la culture et lutte pour une réelle justice sociale, autant de combats menés par Jules Destrée qui expliquent pourquoi NATION le prendra comme symbole pour commémorer un 1er Mai identitaire
Rassemblement le 1er mai 2008 à 14 h – au pied du monument de Jules Destré, Boulevard Audent à Charleroi. Plusieurs orateurs interviendront sur le thème :
« Contre la mondialisation – Travail et Justice sociale pour TOUS ! »
